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Voilà deux semaines que les européennes sont passées. Cela donne un peu de recul pour faire une bonne analyse de ce scrutin.

 

Bien sûr, ce qui frappe et attriste d'abord, c'est la très faible participation. Près de 60 % d'abstentionnistes au niveau national, et 75 % à Sarcelles qui, il est vrai, connait souvent ce genre de mésaventures.

 

Pourtant, qu'il est important le scrutin européen. Outre que les électeurs ne comprennent pas toujours l'enjeu, que le gouvernement et les médias, officiels, ou autres, refusent leur travail pédagogique, le fait d'avoir fait fi du "non" - un rejet malheureux, le MoDem a préconisé le "oui" - au référendum constitutionnel de mai 2005 en faisant adopter par le Parlement le Traité de Lisbonne éclaire bien des attitudes. Que n'avons-nous entendu : "A quoi ça sert de voter, il n'est pas tenu compte de notre avis".

 

Il y a du vrai. Il faut plus de démocratie dans les instances européennes ; mais le simple fait que plus de la moitié de notre législation émane de directives ou de décisions européennes, qu'elle soit une adaptation, devrait mobiliser les citoyens. Pour les Français, et pourtant les pères fondateurs, Aristide Briand, Robert Schuman, Jean Monnet étaient français, ce qui se discute ou se décide à Strasbourg et à Bruxelles apparait, mais ce n'est pas lointain !  La protection de l'environnement, les routes, les stades même - comme notre stade Nelson Mandela à Sarcelles - dépendent souvent de crédits européens.

 

 

Le MoDem pouvait légitimement espérer mieux que 8,45 %.Ce score n'est pas négligeable, il correspond à celui de "l'ex-UDF" dont la quasi-totalité des élus ont rejoint l'UMP ; il est un peu supérieur à celui des législatives de juin 2007, mais bien en-deçà des 18,6 % de François Bayrou en avril 2007, et de ce que certains sondages avaient laissé entrevoir dans les dernières semaines de campagne. Quoi qu'il en soit, le projet de créer un mouvement indépendant, sur un projet humaniste est réussi. Peu y croyaient il y a deux ans. Bayrou était enterré. Le 7 juin, il a, nous avons subi un revers qui n'entame en rien sa déterlmination, notre détermination, et qui n'hypothèque en rien la présidentielle de 2012 où tout se joue les derniers mois.

 

Alors, que s'est-il passé ? Les critiques a posteriori fusent, cruellement. C'est souvent facile de critiquer a posteriori. Le coupable serait François Bayrou, qui aurait accaparé le temps d'antenne attribué au MoDem à son livre "Abus de pouvoir", présenté comme une critique implacable à Nicolas Sarkozy. Pas le sujet, nous est-il rabaché. D'une part, toutes les têtes de listes ont pu abondamment s'exprimer, et ce sont les medias qui invitent. Quant à la quetsion de ce livre, au succès considérable : tout projet, toute proposition, en philosophie toute théorie - Kant n'a-t-il pas écrit "La critique de la raison pure" ? -, tout dogme des églises, toute pensée, s'élaborent à partir de ce qui existe, en dénonciation ou en appprobation de ce qui existe.

 

Critiquer au sens profond, c'est souvent, en tout cas François Bayrou l'a fait, présenter un autre modèle, un projet alternatif. Et la France est au coeur de l'Europe. Vouloir parler d'Europe sans parler de la France et de sa gouvernance, c'est de la supercherie !

 

Mais c'est vrai que François a été enfermé dans ce rôle d'"opposant systématique" qu'il n'est pas une seconde.  Qu'y pouvions-nous ?

 

Pour avoir distribué des tracts qui étaient un programme élaboré, précis riche, écologiste, et nous étions les seuls à le faire (pas vu EE à Sarcelles !) sur les politiques nécessaires à l'Union européenne, nous savons bien, nous, qu'il est mensongé de dire que l'Europe n'était pas au coeur de la campagne du MoDem et de François.

 

François n'a pas l'obsession présidentielle. Il ne veut pas le pouvoir pour le pouvoir ; mais parce qu'il a un projet, il incarne une espérance. Et que c'est un homme d'Etat, reconnu comme tel !

 

C'est grossier de l'accuser ainsi d'ambition - lui qui serait peut-être, il l'a dit, plus heureux sans politique - et d'absoudre ses concurrents du même "péché" !



 

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L'indépendant - Une plaisanterie   | | 01-09-2009 18:04:37
Le Traité de Lisbonne (clone du TCE), n'amène nullement plus de démocratie en Europe sachant que la Commission Européenne a toujours par celui-ci le monopole d'initiative en matière législative et d'exécution des politiques.
De plus ce Traité bafoue la démocratie car ON l'impose aux peuples qui l'ont rejeté par référendum.
Le suffrage universel est baffoué !

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