REMERCIEMENTS ET CONSIGNE DE VOTE Je remercie vivement les 365 électeurs de la 8e circonscription du Val d'Oise qui ont apporté leurs suffrages à ma candidature et à mon suppléant, Ali Menzel. Je remercie aussi toutes les équipes d'adhérents et de sympathisants qui ont réalisé une mobilisation remarquable. C'est très prometteur pour l'avenir, notamment les municipales.
Notre résultat (3,03%) est malgré tout en retrait par rapport à celui de juin, tandis que le taux de participation (25,06%) est historiquement bas.
Le drame de la mort de deux adolescents, le 25 novembre à Villiers-le-Bel, et les graves incidents qui s'en sont ensuivis, ont d'une certaine façon rendu les joutes politiques dérisoires. A cette occasion, nous avons voulu précisément jouer un rôle politique, au vrai sens du terme, en exprimant notre solidarité aux familles endeuillées, et en appelant au calme dès le 25 au soir, en participant aux marches silencieuses. Le 7 décembre, il ne nous a pas été possible de tenir une réunion importante à Villiers-le-Bel, où les personnes concernées par le drame auraient parlé librement, pour apaiser le climat, et évoquer une nouvelle approche des relations entre jeunes et policiers. Au contraire, nos concurrents ont souvent exploité ce drame de façon indécente. Il n'a pas été possible, tout le reste de la campagne, de débattre sérieusement des grands enjeux : pouvoir d'achat, emploi, logement, vie culturelle et sociale, discriminations.
Pour le deuxième tour, les électeurs sont bien entendu libres de leur choix, selon leur conscience et leurs convictions. Nous leur proposons le "vote blanc", qui est un acte démocratique insuffisamment pris en compte.
Jean-Michel CADIOT
Dernier message de Jean-Michel CADIOT avant le 1er tour de scrutin Nous sommes à l'avant veille d'une échéance électorale importante. Il n'y a que 2 choix qui seraient soit le le soutien à la politique de Nicolas SARKOSY et le libéralisme à tous crains auquel s'ajouterait dans les circonstances actuelles une politique axée sur la seule répression ; et d'autre part un socialisme dépassé qui ne règlerait aucun des problèmes qui rongent nos villes et nos cités. La 3ème voie, c'est celle du renouveau, de la justice sociale, de la lutte pour l'emploi, du dialogue entre jeunes et policiers que je me propose de représenter. Je ressens de la fierté à être le 1er candidat à me lancer dans une bataille législative sous le seul sigle du Mouvement Démocrate. Durant les évènements qui ont endeuillés Villiers le Bel et pendant les incidents qui se sont ensuivis, nous avons voulu agir avec notre morale et nos valeurs politiques et humaines, en marquant notre solidarité avec les familles, avec les policiers, avec les commerçants agressés. Nous avons voulu jouer un rôle d'apaisement. Mais si un calme précaire s'est instauré, les problèmes demeurent. Ils ont nom chômage, pénurie de logements, insécurité, absence d'animations culturelles, ghettoïsation. Je me propose à l'Assemblée Nationale en vous y représentant, de promouvoir au côté de François BAYROU, une politique de justice, de paix sociale, de promotion de l'éducation et de la formation à toutes les étapes de la vie. François BAYROU a obtenu 7 millions de suffrages à l'élection présidentielle. Il n'a que 3 députés... Mon plus grand souhait est de devenir le 4ème. Jean-Michel CADIOT Annulation de la soirée à l'Espace Marcel PAGNOL de Villiers le Bel J'ai décidé d'annuler la réunion publique prévue vendredi soir 7 décembre à l'espace Marcel Pagnol à Villiers-le-Bel. Depuis la mort, dimanche 25 novembre de deux adolescents, Mouhsin et Larami, cette ville est en deuil, et la campagne électorale en cours a complètement changé de nature. Il n'était pas question pour nous de faire une réunion classique, avec des affiches, des slogans, peut-être des polémiques, à quelques mètres du lieu du drame. Dès le 25 novembre au soir, nous nous sommes inclinés devant la douleur des familles, avons demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame, et avons appelé au retour au calme. Nos adhérents de la ZAC, se sont employés à calmer les douleurs, à apaiser les esprits, et à empêcher que de nouvelles violences se reproduisent. En même temps, nous avons exprimé nos voeux de prompt rétablissement aux nombreux policiers blessés, qui travaillent dans des conditions très difficiles, et notre solidarité avec les commerçants agressés. Après de nombreux contacts, en particulier avec les proches, nous avons opté pour une solution qui nous paraissait juste, apaisante, et pouvant aider à un début de dialogue. Tout aspect de "politique politicienne" serait banni, le nom MoDem n'apparaitrait pas, il n'y aurait pas de discours. Aucune récupération politique ne serait possible. En revanche, après une courte phase musicale - un groupe de rap de Sarcelles et des chanteurs de Villiers-le-Bel ont été sollicités - la rencontre serait devenue une "parole libre" sur les événements, chacun pouvant exprimer, avec ses mots, sa peine, ses appréhensions, mais aussi ses aspirations, des solutions pour que la vie reprenne ses droits, et, dans un premier temps, pour que jeunes et policiers puissent se comprendre. Le service d'ordre devait être assuré par celui-là même qui avait accompagné les marches silencieuses en hommage à Mouhsin et Larami, qui ont été d'une dignité exemplaire. Nous prenions nos responsabilités. Dans la soirée de mercredi, alors que la préparation de cette soirée était entamée, la préfecture nous fit savoir son "inquiétude" devant un tel "rassemblement". Notre soirée était présentée comme un "concert de rap", potentiellement dangereux. Mais la préfecture ne voulait pas pour autant l'interdire. Dès lors, nous avons pensé que notre attitude était mal comprise des autorités publiques, et que c'était un mauvais signe pour la réussite de cette soirée, pour sa sérénité. C'est donc avec tristesse que nous avons décidé d'annuler cette réunion qui, nous le pensons toujours, aurait pu contribuer utilement, avec la présence de jeunes, mais aussi d'adultes, peut-être du maire, de responsables religieux ou autres, à un apaisement. D'autres occasions, nous l'espérons, se retrouveront et nous y apporterons notre concours. Jean-Michel CADIOT Une manipulation honteuse Dans un tract distribué lors de la bruyante apparition à Sarcelles-village, samedi, de Marine Le Pen, le candidat de l'extrême-droite Jean-Michel Dubois propose une photo aux côtés du patriarche chaldéen Emmanuel Delly III. Pour nous, qui sommes allés en mission de paix à Bagdad à deux reprises, notamment juste avant la guerre de 2003, et connaissons le drame des chrétiens chaldéens d'irak, poussés à l'exile, obligés de se terrer chez eux parfois même assassinés, cette récupération apparait partiuclièrement scandaleuse. Il faut lutter - de premiers résultats ont été obtenus grâce à des pressions sur Bernard Kouchner - pour que les chaldéens exilés en Turquie, ou en très grand danger en Irak, ne voient pas la porte de la France complètement fermée. En contact avec l'Eglise chaldéenne, je sais que cette exhibition de photo de M. Dubois a fortement déplue. Elle salit le courage de cet homme, qui vient d'être nommé cardinal, ce qui en dit long sur la souffrance de ses fidèles, car jusqu'ici les patriarches chaldéens n'étaient jamais cardinaux. Il y a 6 à 8.000 assyro-chaldéens dans notre circonscription. Exploiter dans un tract une photo prise subrepticement, c'est non seulement faire injure à un grand dignitaire religieux et ses fidèles, quand on véhicule des propos frisant la xénophobie, mais c'est aussi pratiquer une forme de communautarisme. Mgr Delly est tout sauf un xénophobe ! C'est un homme de paix, qui veut vivre en paix avec les musulmans dans un Irak libre. Nous dénonçons très fortement le communautarisme. C'est une plaie . Les chaldéens, arméniens, les Israélites, les musulmans du Moyen-Orient, du Pakistan, du Maghreb, les Asiatiques ont toutes leur place dans notre France, et doivent disposer des mêmes droits que les Français. C'est une chance d'avoir avec nous des femmes et des hommes qui apportent leur expérience, leur culture qui s'ajoute ou se fond à la nôtre. Quant aux Antillais ou réunionnais, tous français, ils ont un rôle économique et social irremplaçable. Travaillons ensemble à bâtir une France plus juste. Regardons la personne, qui elle est, et non son appartenance communautaire. Jean-Michel CADIOT
VILLEPINTE 1er Décembre 2007 5000 personnes samedi 1er décembre à Villepinte. C'est le Congrès fondateur du Mouvement Démocrate. Toute la matinée et une bonne partie de l'après-midi sont consacrés à la rédaction des statuts, et à leurs votes, dans une grande transparence démocratique. François Bayrou fait un long discours, exprimant ce qu'est notre projet de société. Puis, il me présente comme candidat dans la huitième, et me donne la parole, ainsi qu'à Ali Menzel, mon suppléant. C'est la première fois que je prends la parole devant tant de monde (si l'o n excepte un spectacle d'imitations à Chamonix, il y a fort longtemps !. Extrêmement, pouvant apercevoir quelques visages amis, Olivier Prat, Paul de Larminat, M'Barek, Guy Messager et des dizaines d'autres, je prononce ce discours ? Après moi, très ému lui aussi, Ali s'exprime (son texte sera en ligne demain). Puis, François vient se joindre affectueusement à nous, sous les applaudissements. IL y a aussi Mylène, Bernard et Isabelle. Excusez-moi si j'en oublie. Ce fût un moment que je n'oublierai pas. Merci, cher François, merci chers amis, de nous permettre de célébrer en ce jour, à Villepinte, la naissance d’une nouvelle formation politique, le Mouvement démocrate. C’est un mouvement jeune, appelé à prendre une place essentielle dans la démocratie française, la première, j’espère. Il est jeune, neuf, mais il s’ancre dans ce qu’il y a de plus profond, de plus républicain, de plus démocratique dans l’histoire de notre pays. Ce n’est pas un hasard si c’est un des fondateurs du MRP, dont nous sommes issus, Georges Bidault, que le Conseil national de la résistance a élu à l’unanimité pour remplacer Jean Moulin en juillet 1943, tué par la Gestapo. Ce n’est pas un hasard si notre charte reprend presque mot pour mot la définition de la démocratie de Marc Sangnier, que tu citais tout à l'heure, François. Il disait : « La démocratie est l’organisation politique et sociale qui tend à développer au maximum la conscience et la responsabilité de chacun, en lui permettant dans la mesure de ses capacités et de ses forces de prendre une part effective à la direction des affaires communes ». Marc Sangnier, ce n’était en rien l’allégeance à la droite. Merci, François de nous avoir libérés de cette allégeance, sans pour autant, en rien, avoir rejoint la gauche et l’opposition systématique. A quelques centaines de mètres d’ici, j’ai l’honneur, la fierté, de conduire le premier combat législatif, pour remplacer Dominique Strauss-Kahn, dans la huitième circonscription du Val d’Oise. J’y vais avec une équipe d’adhérents nouveaux, une quarantaine, avec malheureusement peu d’anciens UDF, j’y vais avec des gens de tous âges qui découvrent la politique. J’y vais, fort de votre soutien, avec Ali Menzel, mon suppléant, un habitant de la ZAC où a eu lieu dimanche le drame de la mort des deux enfants, dans cette ville de Villiers le Bel où de graves incidents, des violences ont éclaté.
Dès dimanche soir, exprimant, notre solidarité aux familles endeuillées, quoi de plus cruel que de perdre un enfant, et réclamant que toute la lumière soit faite sur cette affaire où seule la version policière prévalait au départ, nous avons lancé un appel au calme. Nous avons exprimé aussi notre solidarité avec els policiers blessés, qui agissent dans des conditions très difficiles et avec les commerçants agressés. Nous condamnons toutes les violences. Et je peux vous dire, que le rôle d’Ali de ses amis a été très grand pour apaiser les esprits et éviter de nouvelles violences dès mardi, ce qui s’explique pas seulement par la forte présence policière, mais aussi par l’attitude de jeunes et responsables du quartier qui ont fait preuve de sang-froid et de pédagogie. C’est le sens politique au plus profond du terme. Je veux gagner cette bataille, contre un candidat socialiste, maire de Sarcelles qui gomme sa responsabilité dans la situation actuelle et une candidate de droite qui se tait ou ne parle que répression. Nous, nous tenons un langage politique nouveau qui est le nôtre, non pas camp contre camp, mais sens de l’intérêt général, bataille pour désenclaver ces villes, pouvoir d’achat, logement, relations assainies entre jeunes et policiers – j’ai demandé à Nicolas Sarkozy de rétablir la police de proximité, et de faire créer une police municipale de proximité. Les jeunes, au chômage à 40% demandent à travailler. Ils sont créatifs. Ils aiment la France. Mais les portes leur sont fermées. Et savez-vous que dans cette circonscription qui comprend cinq villes : Villiers le Bel, Garges les Gonesse, Arnouville, Bonneuil, la moitié de Sarcelles, il n’y a pas un seul cinéma, je dis bien pas un seul cinéma. C’est inacceptable. Notre projet de société, cette politique humaniste que nous préconisons, colle bien aux aspirations de ces banlieues qui refusent d’être des ghettos, des cités-dortoir. Ce n’est pas ce que voulait l’abbé Pierre, un homme de notre courant de pensée, qui lança son appel dans l’hiver 1954 ce qui conduisit le gouvernement à créer le premier ensemble, celui des Sablons à Sarcelles. Mais aujourd’hui, ce quartier et d’autres, sont en début de rénovation. Il y a des expulsions, 33 en octobre, il y a de la misère, les plus pauvres sont éloignés, il n’y a parfois pas de chauffage comme la semaine dernière. Madame Bouttin et François Fillon avaient décliné, en octobre, de venir se rendre compte sur place des conditions de cette rénovation nécessaire. Ils auraient mieux fait de venir. En remportant cette victoire, nous bataillerons à l’Assemblée pour des lois plus justes sur le pouvoir d’achat, le logement, le travail, nous défendrons une politique qui ne se réduit pas à quelques slogans creux, à quelques actions spectaculaires de communications. Avant-hier, M. Sarkozy nous a expliqué que c’était la volonté qui comptait, pas els résultats. C’est tout le contraire de ce qu’il avait dit durant sa campagne. Nous, nous ne devons pas changer de discours. Nous nous attacherons à recréer des liens sociaux, à favoriser l’éducation des enfants dans des conditions d’égalité, à former les forces de l’ordre à connaître les gens à qui ils ont affaire. Nous lutterons pour une société plus juste, plus humaine, de dialogue social apaisé. C’est ce que réclament d’abord les habitants de cette région du Val d’Oise, mais aussi de toute la France. Etre écoutés, être respectés. C’est cela le MoDem. Longue vie au Mouvement démocrate.
Nos communes meurtries doivent retrouver l'espoir
La campagne électorale ne peut plus être la même. La gravité de la situation nous impose, à nous les candidats d'aider à recréer un lien social, à être plus encore à l'écoute des populations parfois désespérées. C'est notre rôle, c'est le rôle des hommes et des femmes politiques au sens le plus noble du terme. La politique politicienne n'a plus cours. Elle serait dérisoire en cette semaine. Mais le débat d'idées, de projets, prend justement plus d'ampleur, trouve sa vraie dimension.
Dès dimanche soir, aux premières minutes des premiers incidents, nous avons, dans un communiqué depuis Villiers le Bel exprimé notre solidarité avec les familles endeuillées, - la mort de deux enfants est un drame terrible - et appelé à ce que "toute la lumière soit faite" sur le terrible drame de la ZAC.
Nous lancions, aussi, le tout premier appel au calme, comme le soulignait mardi Le Parisien, et à l'établissement d'un "vrai dialogue", notamment entre les autorités et les jeunes en colère, notamment parce qu'ils estiment que l'enquête policière serait incomplète, voire partiale. Il reste beaucoup de zones d'ombre et les habitants pensent que leurs témoignages ne sont pas toujours pris en considération. Ce furent des scènes de violence terrible dimanche soir et lundi soir. Ali Menzel, qui est mon suppléant, et qui vit dans la ZAC agit sans relâche pour que les esprits s'apaisent, mais aussi pour que des solutions soient apportées au désarroi des jeunes. Des incidents, parfois des graves dégâts ont touché aussi Garges lès Gonesse, Sarcelles, Arnouville, Gonesse. 130 policiers ont été blessés, dont cinq sérieusement, et parmi eux le commissaire de police de Sarcelles. Nous leur exprimmons nos pensées amicales et leur souhaitons un prompt rétablissement, car ils travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Présents aux deux marches silencieuses avec les familles, deux rassemblement très dignes, nous avons aussi rendu visite à beaucoup de commerçants victimes de dégradations et dont certains ont perdu des mois de travail. La violence est condamnable et ne résoud rien. Mercredi matin, un calme très précaire s'est établi. Pourvu que ce calme se poursuive. Les medias y voient généralement le résultat d'un déploiement policier exceptionnel et dissuasif. Peut-être... Mais il y a aussi le rôle des citoyens de cette banlieue qui ont tout fait pour qu'il n'y ait pas de débordements, et pour que la police ne pénètre pas dans le quartier.
Pourtant, rien n'est réglé. En octobre et novembre 2005, les banlieues s'étaient enflammées. Depuis, peu a été fait pour améliorer le dialogue entre policiers et jeunes gens ; et c'est là un des noeuds du problème. L'abandon de la police de proximité a sans doute été une grave faute. La plupart des jeunes, malgré toutes leurs démarches, ne trouvent pas de débouché, pas d'emploi, de peuvent faire d'études. Sur la circonscription, le chômage atteint les 25%, les jeunes en souffrrent à 40%. Le problème du logement est crucial, et, dans les centaines, les milliers de discussions que nous avons eues au cours de cette campagne, c'est toujours le pouvoir d'achat, le logement, le travail, la sécurité qui reviennent. Nous nous sommes rendus chez une famille de Sarcelles où le logement a un taux d'humidité de 80% ! C'est inhumain ; et c'est aussi dangereux. Plusieurs membres du gouvernement, le Premier ministre François Fillon et la Ministre du Logement Christine Boutin avaient décliné l'invitation, en octobre, de venir voir sur place les premiers travaux de rénovation du quartier des Sablons à Sarcelles. C'eut été une bonne occasion de prendre la mesure des problèmes.
Dans notre projet, ces questions sont les premières à prendre en compte. Les projets présidentiels de François Bayrou évoquait l'impérieuse nécessité de préserver les services publics dans les zones les plus excentrées, une vraie politique de logement social. Il est plus que jamais d'actualité. Lundi soir, à Sarcelles, nous avons eu un échange très approfondi, où nous avons pu aller au fond des choses, comme cela arrive rarement dans une vie. En présence de Quitterie Delmas, qui a eu des mots si justes, si forts pour montrer comment une vraie solidarité peut se forger, et aussi d'Anicette Sangnier, présidente du Cercle du Sillon, nous étions au coeur du problème qui attaquait nos villes, avec des acteurs qui voulaient y apporter des réponses humaines, mais aussi efficaces. Chaque jour, nos adhérents dans les cinq villes, vont à la rencontre de la population. Les gens sont à fleur de peau. Les opinions sont tranchées au départ. Ils prennent vite parti soit "pour les jeunes", soit "pour les policiers". Mais lorsque l'échange prend plus de 10 minutes, chacun comprend que ces attitudes ne mènent à rien. La fermeté pour le retour au calme ne peut aller sans la prise en compte des aspirations d'une jeunesse qui se sent abandonnée, méprisée. Une jeunesse qui ne veut plus de ghettos, de cités-dortoirs, mais de vraies villes humanisée. Il faut du respect et pour les jeunes et pour les policiers. Le Mouvement démocrate, dont le Congrès fondateur se fera cette fin de semaine mettra toutes ses forces pour réaliser ce projet de société où le droit à l'éducation, à l'emploi stable, à la réussite, au respect, à un salaire digne primera sur tout. Pourquoi notre circonscription, qui est du point de vue du pouvoir d'achat, la pluis déshéritée de France, et qui a le plus fort taux d'abstention - ceci explique largement celà - at-elle si peu d'animations sociales et culturelles ? Pas un seul cinéma, vous lisez bien pas un seul cinéma pour 100.000 habitants de la circonscription, celui de Garges étant actuellement fermé.
Jean-Michel Cadiot Jean-Michel CADIOT, s'incline devant la douleur des familles et leur exprime ses condoléances attristées et sa solidarité. Toute la lumière doit être faite sur ce drame et notamment sur les conditions dans lesquelles un véhicule de police a percuté les deux jeunes en moto. Des incidents très graves se sont déroulés. Des voitures ont été incendiées. Le calme et un vrai dialogue doivent se rétablir à Villiers le Bel, dans le respect de la population.
Comme nous le pressentions dès le drame, la situation, la nuit dernière a été extrêmement tendue à Villiers le Bel, mais aussi à Gonesse. Huit policiers, dont un commissaire ont été blessés dans des incidents qui ont fait de nombreux dégâts matériels. Nos pensées émues vont aux gardiens de l'ordre, travaillant dans des conditions difficiles, et nous leur souhaitons un prompt rétablissement. Toute violence est condamnable. Nous lançons un nouvel appel au calme et au retour à l'ordre, et souhaitons que, l'apaisement retrouvé, les jeunes gens de Villiers le Bel trouvent l'espoir d'une vie meilleure. Lors de la marche silencieuse de ce jour à Villiers le Bel, Jean-Michel CADIOT et Ali MENZEL (proche voisin des 2 jeunes victimes) se sont joints au cortège auprès des familles endeuillées. |