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Déclaration du Maire d'Arnouville le 19 décembre 2007

 

"S’il y a eu dégradations à Arnouville c’est pas dû à Arnouville, c’est dû à Villiers-le-Bel qui est venu saccager le poste de police d’Arnouville. Une deuxième chose, je vais vous dire que les communes comme Sarcelles, comme Villiers-le-Bel, comme Garges dans le cadre de la  DSU, n’ont jamais autant touché, c’est depuis (Jacques) Chirac que la DSU a été multipliée par 3,7. Je n'ai pas les chiffres exacts de Villiers le Bel, mais renseignez-vous, j’ai les chiffres en mémoire de Sarcelles qui à l’époque devait toucher 3,9millions d’euros, aujourd’hui ils sont à 4millions d’euros par an. Quant on dit que le gouvernement Sarkozy et la droite étrangle les villes pauvres et les villes de logement sociaux, elles n’ont jamais autant touché, aucun gouvernement, même de gauche n’a jamais fait un tel effort en faveur des villes défavorisées. Alors où passe l’argent ? Comment gèrent ces maires ? Tout cet argent qu’ils ont perçu en quatre ans.

 

Deuxième question :

 

Si Villiers-le-Bel a des problèmes, il ne faut pas accuser la société, ça a été une volonté délibérée de Louis Perrin de construire des logements sociaux pour s’approprier un électorat et on voit les conséquences. Aujourd’hui il y a un pourcentage important de logements sociaux dont on ne se contente pas ; a côté du commissariat on construit encore des logements sociaux, comme si Villiers-le-Bel n’avait pas assez de problèmes ! Alors que les maires socialistes ne viennent pas se plaindre, ils ont une politique volontariste et délibérée de logements sociaux, et ont en voit les conséquences. Ensuite, s’il y a eu des problèmes, ce n’est pas uniquement des problèmes dûs aux problèmes sociaux, il y a eu des problèmes sociaux dans le  temps, souvenez vous dans l’histoire entre 1930 et 1936. Il y a eu du chômage et les gens ne touchaient aucune allocation, aucune subvention. Ce n'est pas pour ça qu’ils cassaient tout et qu’ils ne respectaient pas les espaces publics.

Ce qui s’est passé à Villiers-le-Bel : il y a des jeunes qui ont manifesté, certes, mais ça a été dévoyé par une bande de voyous et de délinquants qui ont tout dégradé, parce que ceux qui ont dégradé là, ils étaient 40 à 60, d’après la police, et ceux qui étaient là, c’était pour en découdre avec la police et tout saccager, tout piller, ces actes sont inexcusables. Il faut  arrêter de culpabiliser la société, ont a jamais autant dépensé dans le cadre de la politique de la ville, avec des associations, en réaménagement des logements, les cages d’escalier sont à peine peintes qu’elles sont déjà tagué. Il faut arrêter de culpabiliser la société, je peux vous dire qu’il y a des millions de français qui en ont assez de payer pour ça aussi". (..)

"Je plains les commerçants, les gens qui ont peu de ressources qui se sont fait saccager leur voitures, des voitures qui ne valaient rien, les forces de police sur lesquelles ont a tiré et qui n’ont pas rétorqué, dans aucun pays du monde on aurait vu ça ! Les policiers se faire tirer comme des lapins et qui n’ont pas répliqué, et je regrette qu’ils n’aient pas répliqué, parce qu’un jour ou l'autre il faudra peut être avoir de l’autorité et ne pas laisser faire n’importe quoi...Et je pense quand même qu’on doit introduire dans ces cités de l'autorité, faire respecter ce qu’est la loi, car ça suffit de ces jeunes délinquants qui ne pensent qu’à trafiquer et qui ne vivent que du business, et bien ça c’est inexcusable". (...) "Si la police était rentrée dans les manifestants, il n’y aurait pas eu autant de blessés, dans ce pays on n’ose pas demander aux policiers de rentrer dans le lard des manifestants pour éviter que les vitrines soient cassées'.

 

De la nécessité de recréer une police de proximité

Après les drames de Clichy-Sous-Bois en octobre 2005, et celui de Villiers-le-Bel,  en novembre dernier, les tensions entre nombre de jeunes et policiers sont apparues au grand jour. Ces relations, faites d'incompréhension, où s'affrontent incivilités ou délits au faciès - une réalité qui n'est pas l'exclusivité du 95 et du 93 ! - empêchent jusqu'ici l'apaisement social, la réussite de toute politique dite "de la Ville".

Le 1er décembre 2007, j'avais fait état, devant le Congrès fondateur du Mouvement démocrate, d'une lettre adressée au président Nicolas Sarkozy demandant le rétablissement d'une police de proximité. Depuis, il y a eu des annonces de la ministre de l'Intérieur Michèle  Alliot-Marie annonçant une réforme de la police en Seine-Saint-Denis, qui permette à une "police des quartiers de voir le jour". Certes, le gouvernement et la présidence se défendent de vouloir refaire ce qu'avait fait le gouvernement Jospin.   "On ne refait pas la police de proximité que Nicolas Sarkozy avait supprimée. C'est la police des quartiers qui tire les leçons de l'échec de la police de proximité", (...)    "La différence c'est que c'est une police qui sera davantage une police, qui fera moins d'assistanat social que ce que faisait la police précédente. C'est une police qui va renouer des contacts avec les habitants des quartiers, faire de l'îlotage", a expliqué Henri Guaino, conseiller spécial de M. Sarkozy.

Certes, nous ne sommes pas au MoDem partisans de l'"assistanat" comme une fin en soi. Nous ne nous immiscerons pas dans la polémique PS-UMP sur l'antériorité de cette "police de proximité" que Mme Alliot-Marie attribue à Charles Pasqua. Rappelons-le. Nous avons, les premiers, dès le 25 novembre 2007 au soir, après avoir exprimé notre solidarité avec les familles endeuillées, condamné les violences, lancé un appel au calme, appelé au dialogue.

Il n'empêche que les policiers ne doivent pas être perçus comme des étrangers dans les quartiers, mais comme des personnes de confiance, efficaces pour préserver la sécurité.


 

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PASCAL - POURQUOI pUPPONI PARTOUT   | | 26-01-2008 10:03:45
Sarcellois, je comprends pas que l'ont voit Pupponi sur toutes les chaines (tf1, i-Télé etc...) et les radios comme un spécialiste des banlieues. Il passe son temps à faire porter la situation catasrtrophique de Sarcelles sur les autres, notamment l'ETat, et ne parle pas de sa propre responsabilité. Or, un maire a de très grands pouvoirs. Les journalistes smeblent l'ignorer.
Pupponi encourage le communautarisme. Si vous pouvez chan,ger quelque chose, svp, réagissez, car nous voulons autres chose pour Sarcelles que les plaintes et les aveux d'impuissance de son maire.

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